Makhtar cisse senelecSENTV.info – (Dakar) – Le secteur des hydrocarbures reprend de la vigueur, très secoué, notamment grâce à la signature de nouveaux contrats d’exploitation.

Le pétrole et le gaz au Sénégal, les députés veulent s’approprier des enjeux liés au pétrole et à l’énergie.

La Commission en charge des énergies de l’Assemblée nationale tient depuis hier à Saly (Mbour) une rencontre avec le ministère du Pétrole et des énergies.

Celle-ci, présidée par le ministre Mouhamadou Makhtar Cissé, permettra aux députés de mieux appréhender les enjeux autour du pétrole et du gaz et au-delà, des énergies.

Le ministre du Pétrole et des énergies n’a pas caché sa satisfaction de pouvoir échanger avec eux sur toutes les questions stratégiques et d’importance capitale pour le pays, l’énergie étant par essence au cœur de tout développement.
Dans son discours, il a informé les députés des problématiques majeures du secteur.

Selon lui, ces enjeux, par rapport aux perspectives, commandent d’adopter une approche qui consiste à aller vers le public pour un partage de l’information plutôt que l’inverse.

C’est pourquoi d’ailleurs, s’adressant aux députés, il a déclaré que si « il est vrai que le domaine de l’énergie, en particulier des hydrocarbures, est assez technique et nécessite quelques notions de base pour en comprendre la quintessence. C’est pourquoi nous faisons cette démarche pour vous permettre de mieux appréhender. »

Poursuivant ses propos, il a souligné que sur 17 blocs du bassin sédimentaire, 10 sont sous contrat avec des découvertes de pétrole et de gaz dans 3 blocs, « ces résultats non négligeables nous permettent d’être optimistes et de poursuivre les efforts, notamment pour mobiliser les 4 000 milliards nécessaires sur les cinq prochaines années pour financer la mise en œuvre de la Lettre de développement du secteur de l’énergie qui est un bon document de planification », a rappelé le ministre.

Il a aussi rappelé aux députés la stratégie « Gaz to power », adoptée par le gouvernement en 2018 et qui, selon lui, permettra la conversion de nos centrales au gaz et entraînera la baisse des coûts de production d’électricité grâce à l’utilisation prochaine du gaz local à l’horizon 2022–2023.

Face à autant de défis, le ministre du Pétrole et des énergies a évoqué l’adoption d’un nouveau Code gazier qui sera bientôt soumis aux députés, et « ce Code gazier va régir les segments Midstream et aval dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie Gaz to power », et de la monétisation du gaz naturel.

L’énergie étant au cœur de tout développement, le gouvernement a pris la pleine mesure de cet enjeu qui fait partie des piliers, sinon l’un des facteurs clés du Plan Sénégal émergent.

IGFM

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