Macky sal nominationLes journalistes sénégalais attendent toujours que le président de la République signe les décrets d’application qui doivent accompagner le Code de la presse. Acte qui, d’après la Convention des jeunes reporters du Sénégal (Cjrs), devrait contribuer à l’épanouissement de la presse, en crise depuis quelques années.

Qu’attend le président de la République pour signer les décrets d’application en faveur du Code de la presse, après son vote par l’Assemblée nationale ? En tout cas, l’attente devient longue. Très longue même. Du moins à entendre le plaidoyer de la Convention des jeunes reporters du Sénégal (Cjrs) qui révèle que ledit code n’attend que les textes d’application (décrets et arrêtés) pour qu’il puisse être effectif. Une position exprimée, hier, lors du lancement du concours des meilleurs reporters 2018 ouvert aux journalistes sénégalais. «A ce jour, il ne reste que la signature des décrets pour que l’application devienne effective. Tout le travail a été fait. Le ministère en charge de la Communication a été en phase avec toutes les organisations de la presse pour voir dans quelle mesure procéder à la rédaction de tous les décrets et textes d’application. Tout ce qui bloque l’entrée en vigueur du Code de la presse, ce sont les décrets d’application qui doivent être signés par le Président et les arrêtés ministériels qui doivent être pris par le ministre de la Communication», confie Pape Ndiaye, président de la Cjrs. Qui rappelle que le Code de la presse a été voté par l’Assemblée nationale, promulgué par le président de la République et publié dans le journal officiel.

Face à la longue attente, le président de la Convention des jeunes reporters de lâcher : «Nous exhortons l’Etat du Sénégal à faire les diligences nécessaires pour que l’application du Code la presse devienne effective parce que c’est une mesure pour éradiquer toutes les difficultés rencontrées par la presse.» Par rapport à l’aspect financier, M. Ndiaye rappelle que le Code apporte le fonds d’appui qui va remplacer l’aide à la presse. Cela sans manquer de préciser que le Code ne règle pas la question de la revalorisation salariale. Il faut, d’après Pape Ndiaye, l’entrée en vigueur de la nouvelle Convention collective des journalistes qui régit la presse. Il avait plutôt souligné que, face à la crise qui frappe toute la presse sénégalaise, d’une manière générale, la solution préconisée est celle d’un Plan national de la presse, tel que prôné par la Coordination des associations de presse (Cap), pour éradiquer les difficultés économiques et financières rencontrées par les entreprises de communication sociale.

Les journalistes disparus ont été choisis comme parrains des prix pour la neuvième édition du gala annuel de la presse. Feu Ndéné Bitèye (Walf Quotidien) a été choisi dans la catégorie presse écrite ; Amadou Mbaye Loum (Télé), Lamine Touré (Radio), Abdoulaye Salam Fall (presse en ligne), Baïdy Sow (photographie). Un hommage sera rendu à cinq femmes journalistes qui ont balisé le chemin à la jeune génération, notamment : Sokhna Dieng Mbacké, Gnagna Sidibé, Saphy Ly Sow, Astou Mbène Kane, Diatou Cissé.

Le président de la Cjrs est, en outre, revenu sur la tenue prochaine du gala de la presse, sur le thème : «Presse et syndicalisme». Dix-huit lauréats seront attendus après le lancement du concours où les candidats présenteront un travail en reportage, enquête ou portrait. Il y a aussi un prix média, enfance, en partenariat avec la Cellule d’appui à la protection de l’enfance (Cape) et l’Unicef, qui vise à faire respecter l’image des enfants dans les médias.

Emile DASYLVA 

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