Anta diop1Antavenus de son vrai nom Anta Diop, depuis toute petite a eu l’ambition de devenir mannequin international. De par sa nature et sa différence, la jeune femme Sénégalaise parvienne à surmonter le défi. Dans un entretien accordé à rédaction de la SENTV.info, elle nous retrace son parcours professionnel.

1- Présentez-vous ?

Je m’appelle Anta Diop j’ai 21 ans, je suis née à Ivry-sur-Seine en Ile de France. Mes parents sont d’origine sénégalaise et je suis très fière d’eux, des valeurs qu’ils m’ont inculqué et de la culture sénégalaise qu’ils m'ont transmise. Je viens d’être diplômé en management, j’aime les challenges et trouver les meilleures solutions afin d’assurer la pérennité générale d’une entreprise. Je me passionne également pour l’art depuis très jeune. Mes parents m’ont inscrit au conservatoire de Paris à l'âge de six ans où j’y ai pratiqué le piano et l'éducation musicale pendant plus de neuf ans. J’écris, je chante et je compose beaucoup de musique. J’aime de plus en plus les tournages et donc le métier d’actrice quand j’ai l'opportunité de l’exercer. Enfin j’évolue dans le domaine du mannequina depuis l'âge de 17 ans, j’ai eu la possibilité de faire de nombreuses fashion week, campagne pub, Showroom.

Anta diop32- Pourquoi vous avez choisi la mode ?

Alors, tout d’abord je n’ai pas choisi la mode, c’est la mode qui est venue vers moi et j’en ai fait une passion. Mes premiers pas dans le milieu de la mode et surtout en tant que mannequin étaient très confus. On m’a repéré à l'âge de 17 ans dans la rue et on m’a proposé de faire le Prestigieux concours d'Elite Model Look France. J’avais la silhouette j’étais assez grande et élancer alors je me suis dit pourquoi pas. Je me rappelle j’y suis allé un mercredi après-midi après les cours sans que mes parents ne sachent. Ce jour-là je n’ai pas été sélectionné pour passer les prochaines étapes. Mais j’ai adoré ! Alors, j’ai décidé de faire quelques photos et de les proposer à des agences de mannequin. Une scout (Détectrice de nouveau mannequin en devenir) m’a contacté et m’a proposer un rendez-vous pour me voir et, je l’espérais m’aider à me placer en Agence. A la fin du rendez-vous pour elle je n’étais pas faite pour être mannequin. Cela ne m'a clairement pas découragé au contraire je savais au fond de moi que je pouvais y arriver et exceller dans ce domaine, de plus tous mon entourage était persuadé que je devais me lancer à fond dedans. Alors, pour me prouver à moi-même, à cette dame et à mes proches que je pouvais réussir dans ce monde et faire ma place, je me suis donné à deux mille pourcent et surtout je suis resté concentrer et déterminer dans mes objectifs.
Cet acharnement m’a donné le gout du challenge le gout de la réussite le gout du succès, de la fierté de mes proches, le gout de gravir les marches difficiles du monde du mannequina. Voilà pourquoi j’ai fini par choisir et aimer la mode je l’ai perçu comme un objectif, un empire redoutable où il faut que j’arrive au sommet.

Anta diop43- Parlez-nous un peu du mannequinat ?

Le monde de la mode est un très grand milieu, mais le cercle reste néanmoins très petit tout le monde se connait très vite. Le mannequina fait partie des métiers qui découlent de ce milieu.
C’est au contraire de ce que souvent les gens pensent, un métier très difficile. Aucun métier n'est facile, mais encore moins ceux inscrits dans l’industrie de la mode. Un mannequin, c’est à 70% un mental et un à 30% un physique. Quand je parle de mental c’est une intelligence, c’est des nerfs d’acier, une forte personnalité et une confiance en soi redoutable. Sans cela on peut très vite se créer des complexes car, le métier est cru et la concurrence et rude. Dans certains castings il y a souvent 100 filles pour 1 place. C’est un métier paradoxal car, on est souvent dans l’attente. Attente de la réponse castings, attente des photos des shootings que l’on a pu réaliser, attente parfois très longue dans certains castings etc. Mais on est à la fois énormément en mouvement il faut être préparé à beaucoup voyager à ne pas beaucoup dormir à enchainer les castings les shootings photos, les fashions Week pour certaines, la pression des marques, des photographes, de l’industrie. Une industrie qui te veut aujourd’hui, mais pas forcément demain.
Cela dit, ça reste un très beau métier car, on trouve souvent autour de nous des gens créatifs et passionnés. Des gens doués, bourré d’imagination et de talent. Que ce soit les maquilleurs, les photographes, les stylistes, les coiffeurs etc. De très belles rencontres peuvent se créer et on peut lier de fortes amitiés. En tant que mannequin on est souvent très fière de porter un vêtement issu d’un travail acharné d’un créateur et de ces équipes. D'être la finalité et l'aboutissement d’un dur labeur. De représenter une marque, une image, une attitude, un mouvement. Ça reste un métier ou certaines peuvent s’exprimer, révéler un autre côté de leurs personnalités, d’apprendre beaucoup plus sur soi-même.

4- Au cours de votre carrière est-ce que vous avez rencontré des difficultés ?

C’est très dur d’être mannequin en général donc oui. Après, il vrai que certaines ont un physique plus avantageux que d’autres et d’autres une personnalité plus intéressante que d’autres etc. Comme expliqué plus haut, le démarrage a été très dure pour moi car, je ne connaissais pas le métier, il y a des manières de poser, de jouer avec son regard de mettre en valeurs son corps, le vêtement etc. que je n’avais pas forcément acquises, mais une fois lancer tout s’améliore. J'ai rencontré des difficultés sur certains shootings. Des réflexions sur mes cheveux, mon physique, certaine maquilleuse incapable de maquiller une peau noire etc. J’ai aussi rencontré des difficultés au niveau du marché. J'ai commencé quand les Russes et les Asiatiques étaient très en vogue (très à la mode), il était difficile pour les mannequins noires de faire leurs places. Sur les défilés ont étaient peu, voire parfois inexistante. Les castings pas pour nous, les unes de magazine non plus. Le marché était rudement fermé pour nous. Mais comme j’ai pu l’expliquer c’est une industrie en perpétuelle mouvement il fallait bien redistribuer les cartes, casser les codes et finalement être tendance donc évoluer. Alors, tout doucement aujourd’hui grâce à de nombreuse figure de la mode, les portes s’ouvrent, les podiums accueils de plus en plus de nouveau physique, les campagnes sont plus diversifiées, ça se ressent et ça fait du bien. Ressentir que l’on peut être aussi talentueux que d’autres, exceller là où d’autre ont échoué. Donc oui évidemment j’ai rencontré énormément de difficultés, mais ça fait partie du métier. Je ne suis qu'au début de ma carrière alors je m’attends à en vivre et à en surmonter beaucoup d’autre. Cela ne me fait pas peur, mon objectif reste toujours le même.

Anta diop25- Quelle est votre situation matrimoniale ?

Je suis célibataire, Sans enfant.

6- Vos projets pour votre pays ?

Alors, tout d’abord j’ai deux pays. Mon premier pays qui est la France c’est là où je suis née j’ai grandi, j’ai été éduqué. C’est un pays qui m'a beaucoup apporté dans la façon de me forger, me créer un état d'esprit de guerrière, de battante, de casser les codes, les préjuger, les discriminations. Le projet que j’aurais pour mon pays, c’est d’aider et de faire front aux inégalités sociales toutes quelles soit, n'importe quelle forme elles peuvent prendre car, il reste beaucoup à faire, selon moi à ce sujet.
Mon deuxième pays qui est le Sénégal ma terre d’accueil, la terre de mes parents de mes ancêtres, mon sang. Ce très beau pays riche en culture, en traditions ou les habitants sont très chaleureux accueillant et respire la joie. Ce que j’aimerais faire de plus pour mon pays c’est développé le secteur de l'éducation, car c’est la base de l’essor économique et sociétal d’un pays c’est une richesse très importante.
Enfin j’aimerais me rapprocher un peu plus du Sénégal en y travaillant pourquoi pas dans le secteur de l’audiovisuel, garder toujours un pied dans le mannequina et ouvrir des associations humanitaires pour favoriser le rapport des enfants à l’art.

Anta diop57- Avez-vous avec votre métier pu concocter des partenariats qui pourront vous servir ?

Grace à mon métier j’ai pu travailler avec de nombreuse marque telle que Lisi Liu, Printemps Paris, Dior, NYX Cosmétique, Gina Shoes, MSGM etc. On me contacte du coup, de plus en plus sur les réseaux sociaux tel que Instagram, Facebook, pour des jobs. Toutes ces collaborations m’ont permis de rencontrer du monde de créer mon réseau de me faire pas mal de contact qui me sers actuellement et je suis sûre pourrons me servir plus tard.

Yacine Diop La Rédcation SENTV.info

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