Erdogan MacyLe Président du Conseil d’administration de Yavuz Selim Sa, Madiambal Diagne, avait soupçonné la main invisible de Erdogan dans la fermeture de leur structure. Eh bien, il a raison ! Le Président de la République a confirmé l’information.

Pour le président Sall, c’est Ankara qui a demandé la fermeture de ces écoles.

« La question de Yavuz Selim a été mise sur l’actualité depuis plusieurs années. La Turquie a, depuis plus de 3 ans, demandé la fermeture de ces écoles pour des raisons qu’elle nous avait exposées liées un peu à la stabilité du pays et aux activités reprochées à ce mouvement », a dit le Chef de l’Etat en marge de l’inauguration de l’Institut de la Francophonie pour l’Education et la Formation.

« Depuis lors, le Sénégal n’avait pas accepté de mettre à la porte 3.000 élèves et nous avions exigé la part de nos partenaires turcs. Ce qui a été un exercice fait. Mais à la suite, il y a eu un coup d’Etat en Turquie», a-t-il ajouté, estimant que les tensions en Turquie avaient accéléré la demande de fermeture du réseau Gulen en Afrique. Notamment le coup d’Etat manqué de 2016.

« Il y a avait au total, 15 écoles au Sénégal qui dispensaient cet enseignement de qualité.Mais, depuis un an, nous avions travaillé avec les acteurs les informant que l’Etat turc a décidé d’interrompre l’activité d’enseignement du mouvement Gulen au Sénégal. Cela a été fait, il y a plusieurs mois. Mais, comme nous étions dans une année scolaire, nous avions voulu continuer les enseignements en attendant la fin de l’année. Un communiqué très clair a été pondu pour dire aux parents d’élèves de prendre leurs dispositions car cette association ne pourrait plus continuer à exercer », révèle-t-il.

Pour Macky Sall « des gens ont voulu mettre l’Etat devant le fait accompli en forçant à nouveau l’ouverture de l’école ». Le Président Sall a toutefois rassurer les élèves et parents d’élèves de cette structure. « Nous prendrons les mesures nécessaires pour accompagner tous ces élèves qui étaient pris en charge par Yawuz Selim. Mais en attendant, l’administration peut mettre un proviseur. Ce qui pourrait permettre la réouverture des classes immédiatement », a conclu Macky Sall.

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