karim madickeC’est en 2016 que Karim Wade a quitté le Sénégal pour le Qatar. Depuis lors, le fils de l’ancien président de la République du Sénégal n’a pas remis les pieds au pays.

Choisi par le parti démocratique sénégalais (PDS) comme candidat à la présidentielle du 24 février 2019, l’ex commandeur « des ciels et terres » entre Whatsapp et communiqués, cherche tant que mal a imposé une présence dans la scène politique sénégalaise. Lorsqu’on sait qu’une élection c’est le terrain, une élection c’est un rendez-vous face au peuple, une élection c’est le contact direct avec l’électorat…, on peut dire que Wade fils est en train de rater son rendez-vous avec le peuple. Ce, à moins de six (6) mois de la présidentielle (24 février 2019). Le PDS ne veut nullement entendre parler d’un « Plan B » ou du moins une partie de cette formation libérale désignée comme premier parti d’opposition au Sénégal. Madické Niang a été proposé pour faire face au candidat Macky Sall, au moment où Karim Wade a été disqualifié de la course car absent des listes électorales avec une inscription rejetée. Entre écrits et sorties de presse, les choses ont pris une proportion impressionnante.

Présidentielle 2019 : un général pressenti pour être ministre chargé des élections ?

« Maître Madické Niang a décidé de se mettre en face du parti et en face de son Secrétaire Général que je suis. Je regrette seulement qu’il n’ait pas choisi une forme plus élégante d’exprimer ce qui est un libre choix et un droit que personne ne lui conteste, en venant me voir et, dans un tête- à-tête où Allah serait notre seul témoin, m’annoncer courageusement sa décision d’aller tenter sa chance ailleurs. Compte tenu des relations que nous avions entre nous, j’étais en droit de penser qu’il n’aurait jamais choisi la forme du coup de poignard dans le dos » (Extrait lettre de Me Abdoulaye Wade depuis Dubaï, le 10 septembre 2018)

« Devant l’accent de sincérité de votre déclaration, votre évocation du Saint-Coran et de notre Guide à tous les deux, le Vénéré Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul, je vous donne acte de votre déclaration qui me rassure.

Enterrons ce qui ne doit plus être dans nos relations qu’un regrettable incident qui se situe maintenant derrière nous. » (Extrait lettre de Me Wade suite à la réponse de Madické Niang du 10 septembre 2018).

Entre deux missives, l’on a pu s’apercevoir d’un changement de discours à 180° de l’ancien président de la République du Sénégal s’adressant à son ami et fidèle militant de plus de 20 ans.

« Karim Wade est derrière le vieux. Il le manipule à sa guise. Il veut faire un combat hors Sénégal, à Doha bien à l’aise. Depuis le Qatar il appelle à chaque fois les gens à descendre sur le terrain politique et manipule des responsables comme il veut. Il ne peut pas être candidat mais veut être le seul présent dans le PDS, remplacer son père tout en ayant peur de revenir au Sénégal pour affronter Macky Sall. Il est impensable que le PDS soit sans candidat à la prochaine élection, et ce candidat ne sera pas Karim. Maintenant dans le parti celui qui n’est pas d’accord avec lui devient un traitre. Doit-on rester en spectateur face à cette situation avec le régime de Macky Sall. Le président Abdoulaye Wade a tout fait pour le PDS et aujourd’hui il ne faut pas mettre à l’eau son œuvre ». Une source contactée par SeneNews sous couvert de l’anonymat n’a pas pris de détour pour s’attaquer directement à l’ancien ministre d’État, de la Coopération et des Transports sous le règne de son père.

Au moment où d’aucuns considèrent la sortie hâtive du « Pape du Sopi », comme une erreur monumentale d’autres soutiennent que l’ancien ministre des Affaires étrangères est dans cette histoire, l’unique gagnant.

Madické Niang, très riche homme d’affaires et puissant avocat, courtois en plus d’être politiquement bien représentatif, surtout vu ses relations avec la communauté mouride est désigné comme le « Plan B » convaincant pour remplacer Karim Wade face au chef de l’Etat, Macky Sall.

Ses différends des deux derniers jours avec Wade a suscité une réaction et médiation interne de Touba. En effet, nos radars renseignent que de hautes autorités de la ville sainte de Cheikh Ahmadou Bamba ont intercédé dans cette affaire pour éviter le pire entre « père et fils ».

Madické Niang est un « fils » de Touba. Et selon certaines indiscrétions il est même celui qui y fait la force de l’ancien président Wade. Partout dans la cité religieuse, marabouts comme disciples, admirent l’homme. L’ex ministre compte énormément de soutiens. De hautes autorités de la ville sainte ont déjà pris la décision de le soutenir dans ses entreprises politiques. Dans un article précédent, nous annoncions en exclusivité que des maires, chefs de partis, de mouvements, des chefs religieux entre autres étaient disposés à accompagner Me Niang dans ses entreprises politiques. C’est dire donc que Madické a tout à gagner s’il arrivait qu’il décide de prendre ses responsabilités et s’engager pour la présidentielle.

Karim Wade est out de la présidentielle. La Cour suprême s’est déclarée incompétente pour examiner le recours déposé via ses conseils. Ce qui veut dire, en clair, que le candidat déclaré du Parti démocratique Sénégalais (Pds) ne figurera donc pas sur les listes électorales et, par conséquent, ne participera pas aux prochaines élections qui seront organisées au Sénégal.

Me Abdoulaye Wade, devra lui aussi s’il ne veut pas voir son parti mourir à petit feu regarder les choses en face. Vouloir imposer son fils Karim Wade n’aura que retour négatif. Même si dans sa dernière lettre du 12 septembre, il revient sur ses mots après avoir accusé son fidèle lieutenant de « trahison », il faut dire que Wade mise sur une candidature de son fils et y croit toujours. Donc, il est donc impensable de parler de « Plan B ». Le « Plan A » ‘out’ ! L’équation à n inconnus devra au plus vite être résolue.

Le PDS devra donc s’il veut participer à l’élection du cinquième président de notre pays, faire un choix. Celui de trouver un nouveau candidat ou rater pour une première fois un rendez-vous électoral. Des responsables de la formation libérale menacent qu’il n’y aura point d’élections au Sénégal si Karim n’est pas candidat. La question qui se pose est de savoir comment ? Avec quels moyens ? (Senenews)

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