Moussa Sow le coordonnateur du PUMALe PUMA acronyme du Programme d’Urgence de Modernisation des Axes et Territoires frontaliers, conformément à la vision éclairée de son Excellence le Président Macky SALL, est un excellent instrument de développement socioéconomique qui s’inscrit dans le cadre de l’Axe 3 du Plan Sénégal émergent.

Sa mission principale, comme l’indique son nom, vise à favoriser le désenclavement effectif des zones frontalières tant dans le domaine routier, fluvial et maritime que dans les télécommunications entre autres, par le développement d’infrastructures innovantes qui promeuvent la qualité de la vie, la sécurité des populations donc le développent durable. 

Mais aussi une continuité territoriale entre les différentes frontières du Sénégal avec les pays limitrophes par l’instauration d’infrastructures appropriées en vue de corriger les disparités économiques à travers les flux migratoires de part et d’autre.

A cet effet, pour les besoins de sa mise en œuvre, des Schémas frontaliers d’implantation de telles infrastructures, communément appelées SHELFS, ont été produits par les gouverneurs des régions ciblées, et ce, bien avant la nomination du coordonnateur. 

C’est sur la base de ses documents, qu’une matrice d’actions prioritaires et une note d’orientation du programme ont été élaborées pour servir de feuille de route.

D’un coût estimé à environ 600 milliards pour la période 2017-2025, au-delà des ressources inscrites au budget de l’Etat ; le décret portant création et fixant les attributions et les règles de fonctionnement du PUMA, autorise le coordonnateur à mobiliser les partenaires techniques et financiers aux fins de les impliquer en vue de capter des financements extérieurs.

Malheureusement, cet important programme très bien conçu et articulé autour d’objectifs identifiés et précis, est aujourd’hui réduit à une coquille vidée de sa substance nourricière et transformée en une simple caisse de résonnance au service d’un mégalomane activiste à souhait qui n’a jamais pu voir aussi loin que le bout de son nez.

En effet, les populations qui vivent dans les zones transfrontalières impactées par le PUMA nourrissaient un grand espoir de pouvoir bénéficier d’infrastructures de base (écoles, structures de santé, électrification, hydraulique) et de la promotion d’activités génératrices de revenus.

A l’arrivée, c’est la déception totale. Une forfaiture digne d’une arlésienne ubuesque, d’un éléphant blanc avec un détournement d’objectifs qui masque une incurie manifeste dans l’incapacité de son coordonnateur à impulser des stratégies innovantes appropriées aux fins de mobiliser des partenaires stratégiques dans la mise en œuvre du programme. 

Aujourd’hui, depuis sa création, il est très difficile de mettre le doigt sur la plus petite infrastructure de base réalisée par le PUMA sur l’étendue du territoire national dans ses zones transfrontalières. 

Hélas ! Contrairement à l’efficacité et l’efficience des résultats obtenus par le PUDC dont les succès sont connus et reconnus en termes d’impacts socioéconomiques, le PUMA est à la traine du fait d’un management statique et confus tâtonnant ainsi dans la compréhension de ses attributions en confondant « Angleterre et Pomme de terre ».

Ce handicap congénital engendre inexorablement l’inefficacité constatée et génère inéluctablement un pilotage de courte vue avec une boussole qui a définitivement perdu le nord. 

Le coordonnateur du PUMA comprend sa mission comme une ONG qui s’inscrit dans l’humanitaire et dans les œuvres de charité en programmant à tout- va des distributions de motopompes, d’ambulances, de moulins à mils et d’autres accessoires que des mécènes les moins en vue ont toujours servis à leurs populations déshéritées depuis belle lurette et bien avant le PUMA.

C’est ce qui explique cette confusion de rôles entre ce qui relève de l’essentiel et de l’accessoire. 

Le PUMA est aujourd’hui dévoyé de sa mission première, car devenu un outil de propagande entre les mains d’un fossile politicien qui veut renaitre de ses cendres comme un vieil arbre à feuilles mortes faisant beaucoup de bruit en tombant.

Dès lors, il devient urgent de recentrer le PUMA autour des objectifs assignés dans la mission qui lui a été dévolue. Le PUMA est devenu désincarné, obsolète et désuet. 

Il est maintenu en apnée du fait de son administrateur qui a toujours confondu le bien public avec l’épaisseur de son nombril.

Pour autant, tout instrument de développement est d’essence politique. Mais pas politicien, car la politique est l’art de servir la cité et non se servir. 

Le coordonnateur actuel, dans sa boulimie atavique et égocentrique, est en train d’utiliser le Programme pour assouvir son ambition personnelle au détriment du bien-être des populations transfrontalières en faveur desquelles le PUMA a été créé.

Sous ce rapport, les populations des zones ciblées par le programme attirent l’attention du Président de la République sur les dérives programmées et planifiées du coordonnateur du PUMA qui a transformé aujourd’hui le PUMA à une simple œuvre de charité.

C’est fort de ces raisons indubitables que lesdites populations appellent le Chef de l’Etat à mettre fin à ce détournement avéré d’objectifs afin de restaurer au PUMA sa véritable vocation, conformément à sa noble mission de désenclaver durablement les différentes zones frontalières ciblées par le programme. 

Hamady BOIRO
Un Citoyen transfrontalier

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