petroleAgentSENTV.info : Tous les géants du monde sont en train d’amadouer le Sénégal grâce aux nombreuses découvertes de pétrole et de gaz dans le pays. Mais au plan local, les travailleurs du secteur semblent ne pas avoir l’écoute nécessaire sur leur condition de travail . « Des dirigeants, en retard sur leur génération, continuent d’afficher une certaine résistance à la syndicalisation de leurs travailleurs. C’est le cas de Petrosen où le directeur général Mamadou Faye continue de réprimer  toute tentative de syndicalisation de son personnel, au mépris des lois nationales », se désole Sara Konaté, vice-président du Syndicat des travailleurs du Pétrole et du gaz.

A l’en croire, le directeur Mamadou Faye continue de s’illustrer dans le harcèlement et les menaces à l’endroit de ses employés et travailleurs qui ne cherchent qu’à user d’un droit constitutionnel pour adhérer  à une organisation syndicale. De l’avis du syndicaliste, le même comportement arbitraire est noté à la société des transports Ahmet Djouma Gazal, avec un climat social qui s’est considérablement dégradé du fait d’entraves graves et délibérées à la liberté syndicale.

Pour sa part El Hadji Maguette Diop révèle que la Sarr est actuellement à l’arrêt pour la énième fois. Manifestement très furieux de cette situation qui perdure depuis plusieurs années, il a soutenu que cet arrêt, ainsi que les autres arrêts, sont dus à un manque de brut. Une situation, s’insurge-t-il, causée par la dette de l’Etat envers la société de raffinage. Selon lui, il serait très dommage, au moment où il y a une imminence de la production du pétrole sénégalais, qu’il y ait ces genres de risques inacceptables.

Abondant dans le même sens, le secrétaire général du Cnts/Fc Cheikh Diop pense lui aussi que le secteur est à genoux à cause de la dette qui s’élève à 200 milliards. Trouvant cette situation inacceptable, il a affirmé qu’à maintes reprises, le capital étranger a fait du lobbying pour la fermeture  de la Sar. Ces sociétés veulent que le  Sénégal produise  du pétrole sans une société de raffinage, coùùe c’est le cas au Nigéria. Par ailleurs, il a invité l’Etat à revenir à de meilleurs sentiments avant la semaine prochaine, en apportant des débuts de solution à ces revendications. Passé ce délai, prévient-il, ils vont passer à l’acte.

 

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