Wade abdoulayeEn 2016 apres avoir la dictature à visage découvert qui s’installe dans notre pays, nous nous étions engagés à lutter pour la défense, la consolidation et l’approfondissement de la démocratie et le retour à un processus électoral crédible, fiable et consensuel dans le cadre du Front pour la Défense de la République.
Le Gouvernement, en signant scandaleusement un marché de gré à gré de plus 50 milliards cfa, ne cherchait rien d’autre qu’à fabriquer son propre fichier de 3 à 3,5 millions d’électeurs en se couvrant maladroitement du manteau de la CEDEAO et, ce faisant, de confisquer le vote du peuple en choisissant ses propres électeurs. Cette stratégie a échoué. Il a été surpris par l’ampleur de la mobilisation des citoyens, avec près de 6,5 millions d’inscrits sur les listes électorales. Dès lors, le message populaire est clair : En finir avec le régime FayeSall.
Affolés par cette perspective, ils cherchent, par tous les moyens, à « saboter « les élections législatives du 30 juillet 2017 par une série d’actions dont les plus marquantes sont :
Premièrement : les listes électorales provisoires publiées ne contiennent pas des données exigées par la loi électorale, notamment la filiation et le domicile de l’électeur ;
Deuxièmement : les numéros d’identification nationale de 12 chiffres qui figurent sur les listes provisoires sont faux, ceux-ci doivent comporter treize chiffres ;
Troisièmement : le parrainage à coups de centaines de millions, d’une trentaine de listes de candidats pour créer la chienlit et entretenir la confusion ;
Quatrièmement : la distribution sélective des cartes d’électeurs au profit de l’aristocratie de BBY, des bénéficiaires des bourses familiales traités comme du bétail électoral par le régime en place. Les citoyens éprouvent de grandes difficultés à obtenir leurs cartes ventilées dans des lieux inappropriés ou perdues dans des cartons, lorsqu’elles ne sont pas enfouies sous terre.
Le complot électoral qui se met ainsi en place ne surprend guère les observateurs avertis. L’année 2016 aura suffi pour démontrer que Macky et son régime se servent de la République pour construire une dictature familiale, celle des FayeSAll. La gestion patrimoniale et familiale des richesses du pays se fait aux yeux de tous et sans aucune retenue : l’affaire Bictogo, la construction des cités ministérielles à Diamnadio, de l’Université Ahmadou Mahtar Mbow, du building administratif en sont quelques preuves accablantes. Mieux, le Président Macky Sall a laissé son frère Aliou Sall s’immiscer dans le dossier du pétrole et du gaz avec des sociétés domiciliées dans les paradis fiscaux avec comme résultats la confiscation de 30% de notre gaz par la nébuleuse Timis Corporation.
Les libertés sont confisquées. Le régime de Macky Sall a tout au long de l’année interdit de fait l’accès aux médias d’Etat à l’Opposition. Le point culminant a été le référendum sur la révision constitutionnelle de mars 2016. La marche de Mankoo Wattu Senegaal du 14 octobre 2016 a été réprimée ainsi que tout discours d’alerte sur les pratiques prédatrices.
La justice est embrigadée. Le Gouvernement de Macky Sall a fait voter une loi visant à diviser la magistrature et à sélectionner les juges qui seront à sa solde par le biais d’une prolongation de l’âge de la retraite.
Face à cette situation, la COALITION GAGNANTE/WATTU SENEGAAL appelle à la mobilisation générale pour la délivrance des cartes d’électeurs et l’organisation transparente et équitable des élections législatives le 30 juillet 2017, dans le respect strict du calendrier républicain. Pour ce qui la concerne, elle mettra en œuvre dans les prochains jours un plan d’actions conséquent dont une marche nationale, afin de combattre et éloigner toute vélléité de confiscation de la volonté populaire.
Dakar le 23 juin 2017
Coalition Gagnante/Wattu Senegaal

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