MACKYSALL 1 696x392 1Un tout petit texte pour donner mon opinion sur la Présidentielle prévue dans moins de deux mois au
Sénégal. Au passage, bonne et heureuse année 2019 à tous mes compatriotes ainsi qu'à tous les amis du
Sénégal.

Plein de tawfekh, de pastef et de khéweul, donc de paix et d'amour, d'activité et de richesses ou de
ressources à tout le monde. Tchin-tchin. Juste deux ou trois points sur ces élections à venir pour apporter un
peu de fraîcheur dans le débat et préparer de manière plus réfléchie et ordonnée l'après-Macky. De mon point
de vue, le Sénégal gagnerait à accomplir en 2019 la troisième alternance politique de son histoire, après
celles de 2000 et de 2012. Cela va sans dire que le pouvoir actuel, entre le chef de l'État, son gouvernement,
son parlement, sa justice, son parti et sa politique, n'est pas à la hauteur de l'affaire. Sept ans avec cette
POLITIQUE DU RIEN, à vrai dire, cela a été long, très long, trop long. Cinq ans de plus avec les mêmes
gens, les mêmes pratiques et les mêmes résultats, ce serait encore rajouter du retard au retard que traîne notre
cher pays depuis toujours.
Quel que soit le résultat final de cette Présidentielle de 2019, il faudrait préparer activement l'après-Macky
car il faudrait pour de bon tourner la page de la politique du rien qui depuis bientôt soixante ans ne fait que
maintenir et même enfoncer le Sénégal dans le sous-développement. Le scénario idéal, c'est une alternance
démocratique du pouvoir politique en mars 2019. Mais en cas de réélection, le chef de l'État actuel se doit
par obligation démocratique d'écourter son mandat. Au lieu des interminables cinq ans qu'il se prépare à
faire, il doit, au nom de la république démocratique qu'est sensé être le Sénégal, se contenter de trois ans.
Trois au lieu de cinq, je vous explique dans cet article pourquoi je le pense et le soutiens. Puis, j'adresse mes
encouragements et quelques remarques à l'opposition politique sénégalaise. Enfin, je vous dis brièvement
comment je vois l'évolution du Sénégal dans les trois ou cinq ans à venir.
Macky doit nous rendre ses deux années d'illégitimité : 2017-2019
Sept ans, ce n'est pas un mandat républicain. C'est plus que cela. On dirait un Empire : le Sénégal. Macky :
on dirait un Empereur. Sept ans, c'est un règne impérial. Même dans les pays démocratiques sans limite de
mandat, notamment les régimes parlementaires d'inspiration britannique, les élections générales, c'est tous
les quatre ans. Un septennat en lieu et place du quinquennat voulu, attendu et espéré par le peuple sénégalais
qui a réalisé l'alternance politique de 2012, cela est une arnaque républicaine faite, soit délibérément, soit par
ignorance, soit les deux à la fois, au nom d'une fausse démocratie. Ce sale coup fait en acte par le pouvoir
actuel, avec la complicité de l'autorité de la Justice, à travers le faux-referendum de mars 2016, il faut que le
peuple le rende à l'envoyeur pour rattraper, au moins, une partie du recul démocratique concédé par Macky et
son staff depuis sept longues années à la tête du pays.
Macky Sall nous doit deux ans d'illégitimité. En 2016, il a organisé un faux-referendum pour prolonger son
mandat de deux ans. S'il est réélu en 2019, il devrait diriger le pays jusqu'en 2022 et nous organiser une
Présidentielle dans le courant de cette même année de sortie du pouvoir. C'est d'ailleurs la même année
électorale qui est retenue pour le renouvellement des parlementaires de l'Assemblée nationale. Ce sera une
très grande occasion pour refaire tout le tissu architectural de nos institutions, entre le palais de l'Avenue
Roume et l'hémicycle de la Place Soweto.
Les deux dernières années que Macky vient de passer à la tête du pays sont illégitimes. Démocratiquement,
cela ne se discute point. Cela n'a rien de compliqué : le dit referendum qui lui a donné la légitimité légale de
rester entre 2017 et 2019 à la tête du Sénégal en est un faux. J'ai écrit en mars 2016, sur le coup d'une colère
révoltante, au milieu de la nuit, les yeux presque fermés, un texte à la va-vite pour expliquer en quoi son
referendum est, juridiquement, donc démocratiquement, et donc politiquement, faux et inacceptable. Voici le
lien de l'article en question sur le faux-referendum de Macky en 2016 :http://xalimasn.com/ce-nest-pas-unreferendum-cest-un-sale-bluff-par-arona-moreau/
La raison est simple qui explique pourquoi ce n'est juridiquement pas acceptable : un referendum à quinze
questions, cela n'existe pas ; un referendum avec quinze questions et un seul Oui ou Non pour toutes les
questions plutôt qu'autant que le nombre de questions indiqué, 15, cela est de l'ordre de la bêtise. Qu'un
gouvernement puisse commettre une telle erreur et que Justice soit restée aussi passive que celle du Sénégal,
jusqu'ici, je n'en reviens pas. Seigneur !
Juridiquement donc illégitime. Cela ne se discute pas. Donc démocratiquement illégitime aussi.
Juridiquement, c'était à la Justice de veiller à la validité du referendum, elle ne l'a pas fait. Elle l'a validé
alors qu'il n'était pas légalement valable. Démocratiquement, c'était à la classe politique et à la société dite
civile de le faire. Ce qui n'a pas été fait, en dehors de mon petit article révoltant d'alors. Politiquement, c'était
à la société de le faire. Mais jusqu'ici la société sénégalaise ou le peuple sénégalais n'a rien compris à la
chose. Vous me direz que c'est du passé. Seulement, le temps de la Justice n'est pas celui de la politique, qui
n'est pas le temps de la société. Et passé ou pas, la bêtise se corrige et se rattrape. La société peut se rattraper.
Et elle doit le faire. Si Macky est réélu, il doit prêter serment pour faire un mandat de trois ans plutôt qu'un
quinquennat. Mais, en cas d'alternance en 2019, le nouvel élu devrait aller jusqu'au bout de ses cinq ans.
Ce n'est pas contre le chef de l'État que j'écris cet article, c'est juste pour qu'on rende légalement à la
démocratie de mon cher pays ce qu'on lui a illégalement pris en 2016. En tout cas, tout Sénégalais convaincu
du fait de l'illégitimité démocratique de Macky entre 2017 et 2019 devrait exiger de lui qu'il se limite
strictement à trois années en cas de réélection. Quant aux autres, ceux qui n'ont pas compris son illégitimité,
il va falloir tout simplement leur expliquer la fausseté du referendum qui a conduit à une élection
présidentielle en 2019 plutôt qu'en 2017. Et aux autres, encore : ceux qui ont compris mais qui ne veulent pas
qu'on corrige le tir ou qu'on rattrape le coup, les pro-Macky ? Désolé, mais Macky nous doit deux années
pleines, et nous tenons à ce qu'il nous les rende tout tranquillement car le Sénégal a réellement et fortement
besoin d'un rafraîchissement démocratique, d'un renouveau politique et d'un changement de direction
gouvernementale. C'est urgent et le temps compte.
Encouragements et double alerte à l'opposition : Vigilance pour empêcher que la
Présidentielle ne soit volée dès le premier tour, le
destinés, dans cette optique, entièrement et exclusivement au Sénégal et formellement indépendants des
partis politique. Tout en veillant rigoureusement à éviter la confusion des genres, il me faudra aussi du
nouveau monde pour réorganiser et relancer le Parti Citoyen (PC) car le pays en aura bien besoin dans les
années à venir. C'est un parti organique et qui porte déjà en lui plein de bonnes idées et de beaux projets pour
notre cher pays. Il est tombé au point mort ces dernières années parce que j'avais personnellement un
problème d'entourage pour bien le mener et surtout parce que ma vie personnelle n'a pas été simple ces
dernières années. Pour diverses raisons, les unes plus incroyables que les autres. Mais je garde le sourire, j'ai
encore mon cher pays dans le cœur et j'ai espoir pour l'Afrique. J'en profite pour m'excuser auprès de
beaucoup de personnes qui d'une manière ou d'une autre ont eu à participer au PC ou à manifester
directement ou indirectement leur intérêt pour cette dernière formation politique. Je les invite à me
recontacter comme j'invite tous mes compatriotes qui veulent une alternance en 2019 et une nouvelle
manière de gouverner le pays, entièrement orientée en direction du progrès démocratique, économique et
social et en direction de la modernité à le faire, Please : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Deux remarques à l'opposition. Une sur les élections. Une autre sur la suite.
Il est clair qu'on n'est ni dans le scénario de 2000 ni dans celui de 2012, car on n'est ni dans la même
dynamique électorale ni dans la même configuration du champ politique, mais une alternance politique est
bel et bien possible dans les semaines à venir au Sénégal. Personne ne peut en toute fiabilité évaluer les
probabilités mais, pour peu que l'opposition soit vigilante sur le peu qu'il reste du processus électoral, Macky
peut être conduit au second tour. Et à cette étape précise du parcours, tout devient possible. Il faut être
vigilant car le chef de l'État et son entourage savent bien qu'un deuxième tour sera, à tout point de vue,
compliqué pour eux. Raison pour laquelle, en plus d'avoir écarté, d'office, de la course, tour à tour et d'une
très sale manière l'actuel maire élu de Dakar et le fils de son père, Karim Wade, le pouvoir actuel a fomenté à
un an du scrutin et sur un coin de table son truc des parrainages pour se donner le maximum de chance
d'atteindre dès le premier tour la majorité absolue qui ferait directement rempiler Macky. Et aucune de ces
manigances, cautionnées par la Justice, ne répond ni de l'esprit, ni de la méthode, ni de la pratique
démocratique. Elles vont toutes dans le sens d'une tentative de Macky et des siens de forcer la mise en
atteignant les 50% et une voix dès le premier tour prévu ce 24 février qui arrive. Mathématiquement ou
statistiquement, tout le monde sait que moins il y a de candidats ou de concurrents au départ, plus c'est facile
pour le grand favori de sortir vainqueur de la course dès le premier tour. C'est dire à quel point le pouvoir
actuel tient à s'approprier le pouvoir et c'est aussi dire à quel point l'opposition a intérêt à ouvrir grand et
intelligemment les yeux sur ce qu'il reste du processus électoral.
Sans m'en prendre personnellement aux leaders de l'opposition, je pense qu'ils ont facilité la tâche au pouvoir
actuel. Ce n'est pas un mauvais procès que je leur fais en soulignant qu'ils ont été naïfs et passifs sur toute la
ligne entre 2016 et aujourd'hui. En effet, je n'ai entendu aucun leader de l'opposition se plaindre de la
fausseté du referendum de 2016. Ceci est un fait, et cela montre bien quelque chose du niveau d'éveil
politique de nos chers politiciens. C'est pourquoi je parle de naïveté, pour ne pas dire autre chose. En effet,
aussi, leur réaction au changement de la loi électorale à travers l'introduction et l'adoption du critère des
parrainages pour les candidats à la Présidentielle a été d'une très forte indolence, pour ne pas dire mollesse.
La chose est passée sans heurt, comme lettre à la poste, avec de petites et insipides déclarations par-ci par-là
des leaders de l'opposition. Sans oublier, entre le faux-referendum de 2016 et la loi sur les parrainages de
2018, les Législatives inqualifiables de 2017. C'est pourquoi, en plus d'avoir fait preuve de naïveté, je trouve
que l'opposition sénégalaise a aussi jusqu'ici affiché une certaine passivité vis-à-vis du pouvoir actuel et de
ses méthodes antidémocratiques, mais également elle a révélé de sa part une certaine immaturité par rapport
à la manière dont elle mène le combat depuis 2012 pour une nouvelle l'alternance politique au Sénégal. Et
naïveté pour naïveté, passivité pour passivité, immaturité pour immaturité, l'opposition ne semblait pas avoir
compris en temps réel l'ampleur des enjeux politiques autour de ces dérives antidémocratiques de Macky et
des siens. Espérons qu'elle y voie un peu plus clair maintenant. Je le dis parce que je pense qu'entre ces trois
éléments et événements (le faux-ref de 2016, les petites Législatives de 2017, le machin des parrainages en
2018), il y avait de la matière à créer une dynamique d'alternance. Mais l'opposition n'a pas été alerte. Je
n'étais pas en forme, mais je connais quelqu'un qui, à n'en pas douter, aurait tout intelligemment et
courageusement sauté sur cette série d'occasions manquées. C'est Gripoil : le-vieux-cheval-politique-aucrâne-rasé : l'inusable Wade ! C'est d'ailleurs à lui que l'on doit actuellement plus de la moitié des sièges des
députés de l'opposition à l'Assemblée nationale. Pour un opposant, voilà qui est malin et combatif. Je salue sa
bravoure politique et j'aime son crâne. Pour la gestion du pays, franchement, je trouve qu'il est passé à côté
de l'affaire, simplement parce qu'il est malhonnête. Bref, Wade a apporté le multipartisme au Sénégal, il est
le père de l'opposition démocratique, et pas seulement républicaine, sénégalaise. Senghor aussi a beaucoup
apporté à notre cohésion nationale et à notre universénégalité, notre ouverture d'esprit sur le monde, sans
compter la culture, d'une manière générale, et les lettres, en particulier. Wade et Senghor ont
incontestablement, chacun, un récit avec le Sénégal. Diouf, malgré ses vingt ans à la tête du pays, et Macky,
qui veut encore cinq ans après avoir fait un trop long et tout petit septennat, je ne vois pas ce qu'ils ont
apporté au Sénégal.
Pour la suite, l'opposition gagnerait non seulement à ce que la Présidentielle ne soit pas pliée dès le premier
tour par le pouvoir actuel, mais également elle gagnerait à se battre pour qu'on change la loi électorale des
Municipales qui vont s'enchaîner avec l'élection du président de la république. C'est cette loi qui empêche le
parlement de fonctionner comme il faut et c'est cette même loi qui fait que les municipalités, entre autres
raisons, ne servent à rien ou pratiquement à rien du tout. Si cette loi du raw gaddu (une voix de plus, et on
rafle toute la mise, tous les sièges en jeu dès le premier tour) ne bouge pas autant pour les Municipales qui
arrivent que pour les prochaines et lointaines Législatives, on continuera avec ce régime de parti unique, qui
ne veut pas dire son nom, sur la base duquel le pays est gouverné depuis toujours dans les faits et au-delà du
multipartisme. Je ne sais pas trop ce que fait la trentaine de députés de l'opposition à l'Assemblée nationale,
mais, encore, par naïveté, passivité et immaturité, chose sûre : ils ne semblent pas avoir pris conscience de
l'impact de cette loi du raw gaddu dans la manière dont se configurent et fonctionnent les institutions
républicaines. Et institution pour institution, loi pour loi, si les députés de l'Assemblée nationale ignorent la
portée des lois qui organisent leur institution, qui, de surcroît, est, elle-même, la fabrique des lois, alors,
chers amis, c'est gravissime. Dans les régimes factuellement bipartites, comme les États-Unis par exemple,
ce genre de loi de la majorité relative peut fonctionner jusqu'à l'émergence dans le champ politique ou dans
le jeu électoral d'une troisième force, mais dans un pays comme le Sénégal, où le multipartisme fonctionne à
plein régime, cette loi est non seulement démocratiquement impertinente mais surtout elle est politiquement
dangereuse. Moi je suis pour la proportionnelle intégrale à tous les niveaux, même dans l’exécutif. Cela n'est
pas courant, mais techniquement c'est faisable ; et, en plus, cela fait considérablement progresser la
démocratie et la bonne gouvernance politique à l'échelle d'un pays. Dans le registre de mon opinion sur les
candidats à la Présidentielle de février 2019, je pense, par exemple, que si le tout sérieux candidat opposant
Ousmane Sonko ne voit pas cette faiblesse forte et réelle de la loi qui régit le mode d'organisation et donc le
système de fonctionnement de la chambre républicaine de la fabrique des lois, alors qu'il y siège en qualité
de député représentant du peuple depuis un an et demi, alors, désolé, il y a de quoi s'interroger sur ses
capacités propres ou sur ses compétences individuelles ou personnelles à bien gouverner politiquement et
administrativement le pays. Ce n'est pas une critique ou une pique personnelle à son adresse, c'est juste un
petit coup de niéx (humm... bonne petite sauce culinaire qui déchire...) de ma part. Vive le thiéboudiene !
Cela peut d'ailleurs être servi au repas de tous les autres leaders de l'opposition, que j'encourage au passage.
Bon courage donc à l'opposition dans cette campagne et pour le scrutin du 24 février 2019. Mais je lui
adresse fortement une double alerte :
– Il faut veiller fermement à ce que les élections ne soient pas volées dès le premier tour du 24 février.
– Il faut aussi porter le combat pour l'abrogation définitive de la loi électorale du raw gaddu avant que
ne soit enclenché le processus électoral qui, dans la foulée de la Présidentielle, mènera directement
aux Municipales.
Le Sénégal peut sortir du sous-développement en quelques petites années
On peut faire le bilan que l'on veut, mais, à mon avis, Macky Sall n'a pas été à la hauteur du travail politique,
économique et social dont avait besoin le Sénégal durant ces sept dernières années pour entrer de manière
effective dans une dynamique de sortie définitive du sous-développement dans le futur immédiat ou tout
proche. Rien que pour cela, le peuple sénégalais doit le remercier et lui ordonner de passer à autre chose car
le pays, lui-même, a besoin de passer à autre chose. Pour le bien-être humain et un progrès politique,
économique et social de qualité, le Sénégal a urgemment besoin d'un nouveau chef d'État et d'une nouvelle
équipe gouvernementale.
Peu importe l'issue de la Présidentielle de 2019, le pays devrait pouvoir sortir avant 2025 du groupe des
PPTE (Pays Pauvres Très Endettés), des PMA (Pays les Moins Avancés) et des PR (Pays en Retard, c'est moi
qui l'invente à l'instant). Le Sénégal a tout ce qu'il faut pour en finir de manière définitive avec le sousdéveloppement en moins de cinq ans car la dynamique structurelle, générale et globale qui mène à cela peut
y être solidement et activement installée en trois ans. Mais pour y arriver, il faut un État sérieux, compétent
et sachant entraîner la société vivante. Ce qui n'est pas le cas du pouvoir actuel. L'État a son rôle à jouer, la
société aussi, c'est pourquoi je parle de dynamique. Sans parler même des politiques gouvernementales au
sens technique du terme, un État qui ne sait pas entraîner le peuple de son pays dans le sens indiqué d'un
travail collectif en faveur de la démocratie, du progrès économique et social et de la modernité, cela n'en vaut
pas la peine. Il fallait, bien sûr, en finir avec Wade en 2012 ; mais quand je regarde Macky et son bilan, je me
demande, la tête baisée, triste comme un orphelin, si cela en valait bien la peine. Un autre opposant de
l'époque aurait peut-être fait bien mieux.
Pas besoin pour autant de pleurer. Le pays changera bientôt inchallah. J'adresserai une lettre ouverte au pays
dès la fin de la Présidentielle pour qu'on reconstruise notre Sénégal. Le chef de l'État inclus car il y sera
question de changements à faire au niveau politique, économique et social. Et tout le monde y a son rôle à
jouer car ma définition de la politique, ce n'est rien d'autre que L'ACTION RÉELLE, RATIONNELLE,
GLOBALE, PERMANENTE ET PRODUCTIVE DE LA SOCIÉTÉ SUR ELLE-MÊME. Le rôle de l'État,
par-dessus tout, c'est de permettre à la société d'agir sur elle-même. Macky n'a pas été capable d'entraîner le
peuple du pays, encore moins de l'entraîner dans le bon sens, alors, on gagnerait, sans plus tarder, à le
remercier dans les semaines à venir. C'est urgent et immédiat. Dafa diampp. Si, malgré tout, notre cher
Macky rempile, on va essayer de le convaincre de faire trois ans et de revoir son équipe et leur travail. Si
c'est une alternance, on va introduire des questions fortes dans le débat pour donner des indications formelles
au pouvoir nouveau car il y a plein de choses à transformer dans notre pays ; et bête serait l'esprit du
responsable politique qui penserait pouvoir avec les idées de son petit entourage faire changer le Sénégal à
lui seul. Il faut un nouveau rapport entre l'État et la société vivante ; et tout cela peut s'organiser
tranquillement et positivement à partir d'un débat construit et constructif autour de l'intérêt national, du bien
public, de l'espace public, par exemple, entre autres questions fortes, et en dehors de tout calcul politicien et
opportuniste.
Le pays doit avancer. On n’a pas le choix. On doit changer d’hommes, de politiques et d’institutions ou de
manière de faire fonctionner nos institutions et on doit se définir un cap avec de nouvelles garanties de
contrôle et de performance à la fois politiques, juridiques et sociales. En trois ans, le temps que devra
impérativement faire Macky s'il est réélu dans quelques semaines à la tête du pays, je suis convaincu que le
Sénégal peut être dans une dynamique pleine de sortie effective et définitive du sous-développement. A partir
de ce cap, c'est tout un horizon qui s'ouvrira pour faire évoluer structurellement le pays dans le sens d'un
développement de qualité, plutôt que dans celui de cette fausse, farfelue et piteuse promesse de l'émergence.
Je vous file en final et en filant le lien d'un livre que je viens de publier aux Éditions L'Harmattan, Collection
« Études africaines », Série « Économie », et qui traite de la manière dont, selon moi, il faudrait agir pour
pouvoir tirer de manière rapide, effective et définitive les pays d'Afrique subsaharienne de ce diabolique et
vicieux cercle du sous-développement qui leur colle à la peau comme s'il s'agissait à la fois de l'horizon
indépassable de leur destinée historique et du milieu naturel ayant généré leur empreinte génétique :
http://www.editions-harmattan.fr/catalogue/couv/aplat/9782343159850.pdf
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=61531
Arona Moreau
Parti Citoyen - PC

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