SENTV : Au Sénégal, comme dans beaucoup d’autres pays d’Afrique, les Mutilations génitales féminines (MGF) font partie intégrante des coutumes de certaines communautés. Pour justifier cette pratique, certains avancent qu’elles permettent à la personne qui a subi cette « opération » de « s’abstenir » une fois l’âge de la puberté atteinte.
Des séances de sensibilisation ont réalisées à Mbour, renseigne PressAfrik, lors de la deuxième journée des travaux menés par Actionaid pour les 16 jours d’activisme contre les violences faites aux filles et aux femmes afin de former et d’encadrer les populations des localités concernées à savoir les relais communautaires, les enseignants, etc.
D’après les chiffres fournis par le chargé du projet « Abandon des Mgf » au ministère la Femme, de la Famille et de la Protection des Enfants, Mamadou Ndoye, « on estime à 4 millions le nombre de filles qui risquent de subir des MGF chaque année ce qui devrait passer à 4,6 millions de filles par an soit un total de 6, 8 millions de filles par an d’ici 2030. Ce, en tenant compte du taux de croissance démographique élevé dans les pays où la prévalence est élevée, a déclaré M Ndoye. À en croire ce dernier, » il faut intégrer les grand-mères dans les programmes de sensibilisation » car ce sont elles les plus ancrées dans la culture. De ce fait, il faut les inviter à abandonner cette pratique néfaste ».